Qu’est-ce que le modernisme ?

Nous reproduisons l’article suivant avec l’aimable autorisation de son auteur, M.M. le 02/02/2026.

« Foi et doute : l’affaire du modernisme expliquée simplement »

Cet article a pour objectif de présenter de manière accessible et vulgarisée ce qu’est réellement la doctrine moderniste, « modernisme » à ne pas confondre avec « modernité », et de mettre en garde contre le danger qu’elle représente pour les âmes.

Le modernisme n’est pas un culte du progrès technique ou de la modernité matérielle, mais une corruption de l’intelligence, symptôme d’une raison pervertie dans sa recherche de la vérité. Il est facile de confondre modernisme et modernité, et de mal comprendre la véritable définition. Cet article vise donc à clarifier les termes et à sensibiliser sur le danger réel que le modernisme fait peser sur les âmes, un danger qui continue de se répandre.

Voici un résumé clair et structuré de l’encyclique Pascendi Dominici Gregis (8 septembre 1907), écrite par le pape Saint Pie X, qui condamne le modernisme, défini comme « l’égout collecteur de toutes les hérésies ».

Contexte

  • Début du XXe siècle : montée du modernisme religieux dans l’Église catholique.
  • Le modernisme est un danger majeur, il mène à la destruction des fondements mêmes de la foi.
  • Il est appelé « égout collecteur de toutes les hérésies » parce qu’il regroupe, mélange et relativise toutes les erreurs doctrinales possibles, attaquant simultanément la foi, la Révélation et les dogmes, et absorbant des influences variées de philosophie et de critique moderne et athée.

I. LE MODERNISTE COMME PHILOSOPHE

L’agnosticisme

  • Les modernistes, adoptent la philosophie agnostique, selon laquelle la raison humaine ne peut connaître Dieu ni prouver son existence. Dieu est inconnaissable
  • Il est impossible, disent-ils, de prouver rationnellement son existence, ni de démontrer la divinité du Christ, ni la réalité des miracles.
  • Tout ce qui dépasse l’expérience sensible est hors du champ de la science.
  • Conséquence : la religion ne peut pas venir d’une révélation extérieure, mais d’un sentiment intérieur,  la religion devient une expérience purement subjective. 

II. LE MODERNISTE COMME CROYANT

L’immanence vitale (origine psychologique de la foi moderniste)

  • Si Dieu ne peut être connu par la raison, il peut être ressenti : c’est le cœur de la théorie moderniste. La foi ne peut plus être fondée sur la révélation objective ou sur des preuves rationnelles.
  • La foi naît donc à l’intérieur de l’homme (immanence), et non d’une révélation extérieure. Elle viendrait d’un besoin intérieur du cœur : une « expérience du divin » surgissant du sentiment religieux.
  • Ainsi, la révélation n’est plus une parole de Dieu adressée à l’homme, mais une prise de conscience intérieure du divin.
  • La foi devient subjective, dépendante de la conscience individuelle.

Conséquence :

    • La révélation devient une prise de conscience de Dieu présent en soi.

    • Toute religion serait donc l’expression différente d’une même expérience intérieure universelle.

La foi moderniste

  • La foi n’est plus une adhésion de l’intelligence à la vérité révélée, mais une expérience intérieure.
  • Le Christ est vu comme le modèle suprême de cette expérience religieuse, l’homme qui a pris conscience de Dieu d’une manière unique.
  • Les croyants reconnaissent en lui la présence du divin, et c’est cela qui fonde la religion chrétienne.

« Ce n’est plus Dieu qui s’est fait homme mais l’homme qui se fait Dieu »

III. LE MODERNISTE COMME THÉOLOGIEN

Les formules dogmatiques

  • Les dogmes ne contiennent pas des vérités immuables, mais des expressions symboliques de l’expérience religieuse.
  • Leur rôle : traduire en mots et en concepts ce que l’homme éprouve dans son expérience du divin.
  • Ces formules ne sont donc ni fixes, ni définitives : elles doivent s’adapter à la culture et à l’évolution de la conscience humaine.

L’évolution des dogmes

Selon les modernistes :

    • Les dogmes ne sont pas des vérités immuables, mais des interprétations vivantes de l’expérience religieuse, ils doivent évoluer avec la conscience humaine et la culture.

  • Les dogmes, les rites, la liturgie, l’Église elle-même doivent évoluer pour rester vivants selon les modernistes.
  • L’évolution est présentée comme une nécessité vitale : si la foi n’évolue pas, elle meurt.
  • Ainsi, la vérité n’est plus absolue, mais relative à l’époque et au milieu.

L’Église réplique :

    • La vérité révélée par Dieu est immuable, même si on peut mieux la comprendre au fil du temps, il faut nuancer évolution et compréhension. 

  • Faire évoluer les dogmes, c’est relativiser la foi, au lieu de chercher à la comprendre, le modernisme cherche à la changer sans cesse.

Certes, la vie sur terre passe et les découvertes techniques ou matérielles se succèdent et évoluent sans cesse. Mais la foi, elle, ne change pas, la vérité qu’elle exprime demeure la même, hier, aujourd’hui et demain.

Comme le rappelle le Christ : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Mt 24, 35).

IV. LE MODERNISTE COMME HISTORIEN ET CRITIQUE

La méthode historique moderniste

  • Les modernistes appliquent à la Bible les méthodes critiques modernes, inspirées du positivisme.
  • Le positivisme, fondé par Auguste Comte, affirme que seule la science expérimentale donne accès à la vérité, rejetant la métaphysique et la théologie, ce qui conduit à voir la foi comme un simple fait psychologique plutôt qu’une vérité objective.
  • Ils distinguent entre le Christ historique (personnage réel du Ier siècle) et le Christ de la foi (celui des croyants).
  • Les récits de miracles, la Résurrection, la divinité du Christ seraient des constructions de la foi de la communauté primitive.
  • Les Évangiles ne sont donc plus des témoignages directs, mais des élaborations communautaires.

La critique des dogmes

  • Le critique moderniste estime que les dogmes sont le produit de l’histoire, donc relatifs à leur contexte.
  • L’historien ne doit pas croire à leur valeur divine, mais les comprendre psychologiquement et socialement.
  • St Pie X dénonce ici une contradiction : le moderniste croit et ne croit pas à la fois — il sépare la foi et la raison.

V. LE MODERNISTE COMME APOLOGISTE

La nouvelle apologétique

  • L’apologétique traditionnelle cherchait à prouver la vérité de la foi à partir de la raison et des faits.
  • Le moderniste, lui, renonce à prouver : il veut faire ressentir la foi comme expérience intérieure.
  • L’argument principal devient : la religion est vraie parce qu’elle répond à un besoin vital du cœur humain.

C’est une inversion totale : la vérité de la foi ne dépend pas de l’homme, mais de Dieu qui se révèle.

VI. LE MODERNISTE COMME RÉFORMATEUR

Les modernistes veulent réformer tout dans l’Église :

  • La philosophie : abandonner la scolastique pour des philosophies modernes.
  • La théologie : l’adapter à la science contemporaine.
  • La liturgie : simplifier en appauvrissant les rites.
  • La hiérarchie : la rendre plus démocratique, participative.
  • Le catéchisme : recentrer sur l’expérience spirituelle plutôt que sur les formules dogmatiques.

C’est une tentative de refaire entièrement l’Église sur des bases humaines et changeantes.

VII. LES CAUSES DU MODERNISME

Causes intellectuelles

  • Influence des philosophies athée et anti-chrétienne : Kant, Hegel, positivisme, relativisme
  •  Le relativisme dit que rien n’est vrai pour tout le monde tout le temps, et que chaque personne ou société peut avoir sa propre vérité.
  • Méconnaissance ou rejet de la philosophie scolastique de saint Thomas d’Aquin, qui fonde la distinction entre foi et raison.

Causes morales

  • Orgueil intellectuel : désir de paraître novateur, d’être accepté et de plaire par le monde moderne.
  • Curiosité d’esprit excessive : préférence pour le nouveau, le subjectif.
  • Manque de vie intérieure : foi superficielle, affaiblie, tiédeur dans la dévotion.

Causes sociales

  • Influence du libéralisme, de la presse, du climat scientifique et universitaire.
  • Pression culturelle pour adapter la foi à la modernité.

L’adaptation concerne la manière de transmettre et de faire comprendre la foi, jamais le contenu de la vérité qui doit rester inchangée.

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Les Béatitudes (St Matthieu 5, 1-12)

VIII. CONCLUSION

  • Le modernisme détruit l’idée même de vérité divine en la réduisant à un sentiment humain.
  • Le pape insiste sur l’importance de rétablir une formation philosophique et théologique de St Thomas d’Aquin dans les séminaires. D’enseigner clairement la distinction entre raison et foi, nature et grâce. Mais aussi sur la piété, la prière, la modestie intellectuelle comme remparts contre les séductions du modernisme et enfin à la fidélité au magistère de l’Église.
  • 1910 (serment antimoderniste) : obligation pour tous les prêtres et professeurs de théologie, refus sanctionné, pouvant aller jusqu’à l’excommunication individuelle.

 Voici un tableau récapitulatif et synthétiques rassemblant la doctrine moderniste et la réponse de l’Église.

AspectVision modernisteRéponse de l’Église Catholique
PhilosophieAgnosticisme : Dieu inconnaissableDieu est connaissable par la raison naturelle et la Science
FoiExpérience intérieure, sentiment religieuxAdhésion à la vérité révélée par Dieu
RévélationIntérieur à l’hommeTranscendante : Dieu parle à l’homme
DogmesÉvolutifs, symboliquesImmuables, expressions objectives de la vérité
Critique historiqueRelativise les ÉvangilesAffirme leur inspiration divine
ÉgliseÀ réformerInstitution divine gardienne du dépôt de la foi
Cause du modernismeOrgueil, ignorance, influence moderne athéeManque de formation
RemèdesFormation, vigilance, fidélité, prière

« Méfiez‑vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.
Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille‑t‑on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
Tout arbre bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais porte de mauvais fruits.
Un arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.
Ainsi, vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » Matthieu 7, 15‑20

« Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront des prodiges et des miracles, afin de séduire, si possible, même les élus. » Marc 13, 22

Explication :

  • Les faux prophètes peuvent sembler innocents ou bons (en agneaux), mais leur intention intérieure est mauvaise (loups).
  • Leur véritable nature se voit aux fruits : leurs actes, leurs enseignements et leurs conséquences.
  • Ils peuvent tromper même les plus avertis si on ne se base pas sur le discernement.

Comparaison sur les thèses du pape prisonnier :

Laquelle s’accorde avec les visions d’Anne-Catherine Emmerich (1774-1824)

Introduction :

Depuis une petite poignée d’années des fidèles catholiques traditionnels se rendent compte de la non-catholicité du dit « pape » François, et finissent par admettre qu’il n’est pas le pape légitime. Cherchant une solution à ce problème, ils ont cru trouver en Benoît XVI le pape véritable, notamment parce qu’il avait fait à partir des années 1980, de très longues démarches, et même certains compromis, avec les catholiques traditionnels. Mais c’est grandement oublié qu’il a été une tête pensante de la théologie pendant un demi-siècle, étant lui-même issue de la crise néo-moderniste, elle-même influencée par le protestantisme et les philosophes allemands…

A l’appui de leur dire, des fidèles ont trouvé des prophéties avec un vrai pape et de faux papes, s’apparentant à cette situation. Les plus claires et complètes sont celles de la stigmatisée Allemande Anne-Catherine Emmerich, qui durant sa dernière décennie d’existence, qui se situe après la chute de Napoléon Ier, revivait dans sa chair la passion de Jésus-Christ, tous les vendredis. L’incrédulité étant déjà avancée à cette époque (et en territoire réformé), on la mit sous surveillance permanente, mais aucune simulation ne put être prouvée…

De notre côté, nous avions terminé une analyse de ces révélations privées en 2020, et écrit un petit ouvrage qui établit la correspondance entre l’histoire de l’Eglise Catholique depuis deux siècles et jusqu’en 2035 environ, et ses visions qui annonçaient toutes ces choses. Près de 80 dates ont pu être assignées à ce qu’elle décrit. Et clairement pour nous, ce n’est pas la thèse de la légitimité de Benoît XVI qui correspond à ce qu’elle voit, mais la thèse survivantiste.

Cette thèse raconte l’histoire d’un pape complaisant, de plus en plus dépassé par la situation, et qui finit trahi par son entourage. Il s’agirait de Paul VI qui ne serait pas mort en 1978, comme semblent l’indiquer les apparences, un sosie ayant été enterré à sa place. Selon cette thèse, ce pontife, à l’instar de St Pierre en prison, fini par s’évader du Vatican, sans que l’on puisse savoir ce qu’il devint ensuite. De plus, croyant aux promesses que Jésus fit à Pierre, les survivantistes avancent que ce pape vit toujours, et qu’après lui, l’Eglise catholique sera rétablie…

Mettons un tableau comparatif, citations à l’appuie afin de constater, selon les citations attribuées à cette bienheureuse, quelle thèse s’accorde et ne s’accordent pas avec ces dires.

Tableau :

Citations des visions d’Anne-Catherine Emmerich
Eléments de jugement
=> Correspondance historique
Paul VIBenoît XVI
« Je vis des hérétiques de toutes les conditions venir dans la ville (Rome) ». « Je vis tout ce qui tient au protestantisme prendre de plus en plus le dessus, et la religion tomber en décadence complète. »  […] « Je vis [à Rome, NDLR] bâtir une église étrange et au rebours de toutes les règles. Le chœur était divisé en trois parties, dont chacune était plus haute que l’autre de quelques degrés. Au-dessous était un sombre caveau plein de brouillard. » […] « Je voyageai à travers une contrée sombre et froide et j’arrivai dans la grande ville. J’y vis de nouveau la grande et singulière église qu’on y construisait ; il n’y avait là, rien qui fut saint ; je vis cela de la même manière que je vis une œuvre catholique, ecclésiastique, à laquelle travaillent en commun des anges, des saints et des chrétiens ; mais ici le concours était donné sous d’autres formes plus mécaniques. Je ne vis pas un seul ange, ni un seul saint coopérer cette œuvre. Mais je vis beaucoup plus loin sur l’arrière-plan, le trône d’un peuple sauvage armé d’épieux (probablement les soviétiques, NDLR), et une figure qui riait et qui disait : « Bâtis-la aussi solidement que tu voudras, nous la renverserons ». » […]        « Je vis beaucoup d’abominations dans un grand détail ; je reconnus Rome et je vis l’Église opprimée et sa décadence à l’intérieur et à l’extérieur. » […] « Il devait (par la suite) aussi y avoir un Pape (élu, vraisemblablement !) mais qui ne posséderait rien et serait salarié. »   
Suite à la mort de Pie XII en 1958, les mauvais théologiens écartés par lui s’invitèrent à Rome, durant la préparation du concile Vatican II et même avant. Le pape dont il est question aux citations suivantes préside donc au début de son règne une assemblée qui générera la construction d’une fausse église à Rome.
=> Concile Vatican II
Oui
Car élu pape au moment de Vatican II
Non
Car était seulement abbé (et progressiste en plus) lors de Vatican II.
« Je vis, sous l’image de plusieurs Jardins formant un cercle autour de moi, les rapports du Pape avec les évêques. Je vis le Pape lui-même sur son trône, placé comme dans un jardin. Je vis dans divers jardins, les droits et les pouvoirs de ces évêques et de ces évêchés, sous forme de plantes, de fleurs et de fruits, et je vis des rapports, des courants, des influences, comme des fils ou des rayons allant du siège de Rome aux Jardins. Je vis autour de lui des protestants qui voulaient le faire descendre dans le jardin, mais non avec les conditions que le Pape avait exigées ». « Ils cherchaient à s’y glisser par toute espèce de moyens […] Je les vis intercepter et détourner les voies qui allaient au Pape ».
A donné des conditions pour les discutions avec les protestants qui ne sont pas respectées.  
=> Se vérifie à partir des réformes liturgiques post-Vatican II (1965-1975).
OuiNon
A lui-même trouvé la formule doctrinale sur la justification par la foi seule avec les protestants en 1999 !
« Je vis l’Église des apostats prendre de grands accroissements. Je vis les ténèbres qui en partaient se répandre alentour et je vis beaucoup de gens délaisser l’Eglise légitime et se diriger vers l’autre, disant : « Là tout est plus beau, plus naturel et mieux ordonné ». Je vis des choses déplorables : on jouait, on buvait, on bavardait, on faisait la cour aux femmes dans l’église, en un mot on y commettait toutes sortes d’abomination. » […] « Je vois tant de traîtres ! Ils ne peuvent pas souffrir qu’on dise : « cela va mal ». Tout est bien à leurs yeux pourvu qu’ils puissent se glorifier avec le monde !».  
Sous son règne les réformateurs veulent à tout prix s’entendre avec le monde, ce qui n’était pas le cas avant.
=> Aggiornamento de l’Eglise à partir des années 1960, réforme liturgique vers 1970, puis sécularisation (facilitant l’apostasie) des états catholiques (avec des nonces du Vatican) à partir de 1975.
OuiNon
Car déjà le cas avant lui. A justifié l’abandon du règne social de NSJC à Mgr Lefebvre en 1987, scandalisant cet ancien nonce apostolique.
« On enlevait au peuple croyant l’ancien catéchisme qu’on remplaçait par des « histoires bibliques » où le manque total de doctrine devait être voilé sous un langage naïf à la portée de toutes les intelligences ; où les fidèles étaient forcés d’échanger leurs livres de piété, leurs vieilles formules de prière et leurs anciens cantiques contre des productions de fabrique moderne aussi mauvaises et aussi impies que celles par lesquelles on cherchait à remplacer le missel, le bréviaire et le rituel »
=> Nouveau catéchisme droit de l’hommiste dans les années 1970. Nouvelle traduction des prières par les conférences épiscopales, nouveau bréviaire, etc.…Oui
Réformes post-Vatican II des années 1970.
Non
Car déjà le cas avant lui.
  « On gardait le silence sur la Croix, sur le sacrifice et la satisfaction, sur le mérite et le péché, ou les faits, les miracles et les mystères de l’histoire de notre rédemption devaient céder la place à de creuses « théories de la révélation », où l’homme-Dieu, pour être supporté, ne devait plus être présenté que comme « l’ami des hommes, des enfants, des pécheurs » où sa vie n’avait de valeur que comme « enseignement », sa Passion comme « exemple de vertu », sa mort comme «charité» sans objet.  
Les théologiens se rapprochent de l’humaniste maçonnique et même du communisme
=> La théologie pro-marxiste se multiplie vers 1975-80
OuiNon
Car déjà le cas avant lui.
  « Je vis le Pape en prières ; il était entouré de faux amis qui souvent faisaient le contraire de ce qu’il disait. […] « Je vis le saint Père dans une grande tribulation et une grande angoisse touchant l’Église. Je le vis très entouré de trahisons. » […]  
Pape éprouvant une grande angoisse car de plus en plus trahi dans son entourage
=> Paul VI a eu de nombreux discours avec de nombreuses plaintes : sur les fumées de Satan qui rentre dans l’église, choqué par l’abandon prêtes, l’abdication des théologiens sur de nombreux points de doctrine traditionnelle, dit préférer mourir que voir l’abandon du célibat ecclésiastique, etc, allant même jusqu’à dire à son cérémoniaire Mgr Martin qu’il avait été trahi…
Oui
Cf colonne de gauche.
Non
Benoît XVI défenseur inconditionnel de Vatican II. Déclare en 1981, en excusant le concile, que c’est parce qu’il n’y pas eu une assez grande réception de Vatican II que ses fruits n’ont pu se développer normalement.
  « Quant à ceux qui récusent aujourd’hui le Pape, craignons qu’ils ne soient demain les premiers à acclamer le Ravisseur qui s’introduira dans la Bergerie ». « Ils veulent enlever au pasteur le pâturage qui est à lui ! Ils veulent en imposer un qui livre tout aux ennemis ! (Alors saisie de colère, elle leva le poing en disant) Coquins d’allemands ! Attendez ! Vous n’y réussirez pas ! Le pasteur est sur un rocher ! Vous prêtres, vous ne bougez pas ! Vous dormez et la bergerie brûle par tous les bouts et vous ne faites rien ! Oh, comme vous pleurerez cela un Jour ! » « Et il apparut une nouvelle Eglise dans laquelle ils se trouvèrent rassemblés. Cette église était ronde avec une coupole grise et tant de gens y affluaient que je ne comprenais pas comment l’édifice pouvait les contenir tous. [C’est simple le ravisseur a réussi à se faire passer pour le pasteur légitime, NDLR]. C’était comme un peuple entier ».      
Pape qui finit par être remplacé par un (non pas directement l’ennemi mais) qui livre tout à l’ennemi. Avant que l’étranger, le loup, vienne secrètement s’introduire dans la bergerie
=> Introduction d’un sosie de Paul VI principalement à la mi-1975 (ini. dès 1972-73) aux ordres de Villot, etc…
=> Pape Paul VI encore secrètement en vie selon la thèse survivantiste, quand surgit une lignée de « pape » étranger sur le siège de Pierre.
Oui x2
Une loge maçonnique qui occupe Rome (1978) s’est aussi débarrassé de Jean-Paul Ier, qui n’a pas voulu coopérer à la destruction de l’Eglise.
Non x2
Contrairement à la redite de Paul VI en 1973, Benoit XVI a demandé de ne plus faire l’exorcisme de Léon XIII en 1984. Il fait lui-même parti de la lignée étrangère des pasteurs, a fait des signes maçonniques, renie le syllabus de Pie IX, naguère suspect d’hérésie par le Saint Office sous Pie XII…
  « Tout y est (dans cette fausse église) foncièrement mauvais ; c’est la communion des profanes. Je ne puis dire combien tout ce qu’ils font est abominable, pernicieux et vain. Ils veulent être un seul corps en quelque autre chose que le Seigneur. » […] « Mais le but ultime de Satan est de détourner à son profit l’adoration qui est due à Dieu. Pour cela, il se fera -il contrefera- le Christ, Lui, le faux-prophète et qui parle comme le Dragon, prendra les cornes de l’agneau ».  
Pape en vie durant le long développement de la fausse Eglise. Satan contrefait le (vicaire du) Christ avec les cornes de l’Agneau mais la voix du dragon (les faux prophètes, renvoie à l’Apocalypse XIII).
=> Les faux papes ne portent pas la tiare mais la mitre, signe qu’il n’ont pas les pleins pouvoir sur l’Eglise.
Oui
A déposé la tiare en 1964, mais a continué à dire qu’il était « Pierre ».
Non
N’a jamais porté la tiare. A même augmenté la confusion sur la fonction suprême (et donc unique) en prenant le titre de pape émérite.
« Alors que la ferveur religieuse authentique est calme, profonde et pacifique, ceux-ci se tordent, s’agitent et se convulsent. Scandant le nom de Jésus au rythme d’une musique sabbatique, ils s’affaissent haletant d’extase sensuelle ». […] « Là où ils arrivaient [les anges, suite aux prières du rosaire, NDLR], la verdure renaissait, la lumière et la vie se propageaient. Je vis aussi d’un côté l’église ténébreuse se dégrader ». « Puis, tout à coup, une très grande foule se répandit dans la contrée verdoyante et éclairée, se dirigeant vers une ville lumineuse ». « De l’autre côté de l’église noire, tout resta encore dans une nuit sombre, […] son danger est dans son innocence apparente ». […] « Le Pape n’était pas dans l’Eglise, Il était caché. »  
Après un long développement de la fausse Eglise, vient quand même une éclaircie dans les ténèbres vers laquelle les gens accourent.
=> S’il s’agit de la libéralisation de la messe tridentine en 2007 il nous faut nécessairement conclure que le pape secret déjà plus visible ne peut être Benoît XVI, bien visible à ce moment-là.
Oui
Car encore en vie dans la thèse survivantiste.
Non
La fausse Eglise n’est pas l’Eglise synodale de François dont Ratzinger a jeté les bases théoriques depuis le concile Vatican II, mais l’Eglise Post-conciliaire elle-même.
  « J’eus une vision où je vis les autres dans la fausse église, édifice carré, sans clocher, noir et sale, avec un comble élevé. Ils étaient en grande intimité avec l’esprit qui y règne. » […] « Je vois chez tous, même chez les meilleurs d’entre eux, un orgueil effrayant, mais chez aucun l’humilité, la simplicité et l’obéissance. Ils sont terriblement vains de la séparation dans laquelle ils vivent. Ils parlent de foi, de lumière, de christianisme vivant ; mais ils méprisent et outragent la sainte Eglise dans laquelle seule il faut chercher la lumière et la vie. » […] « Je crois que ceux qui étaient dans l’Eglise (ceux qui faisaient encore partie de la véritable église par leur attachement secret au Pape invisible ?) ne savaient pas où il était. Je ne sais plus s’il priait ou s’il était mort » […] « J’arrivai chez saint Pierre et saint Paul (Rome) et je vis un monde ténébreux plein de détresse, de confusion et de corruption. »  
D’ailleurs les ténèbres continuent à se développer pour un temps avec ses faux papes, et les quelques fidèles secrètement unis au vrai pape ne savent plus ce qu’il est devenu, mais Marie ne tardera pas à étendre son manteau sur l’Eglise. Comme l’annonce le passage suivant.
=> ~ les 20 années qui suivent 2007.
Oui
Car la durée d’exil est très longue dans la thèse survivantiste.
Non
La retraite de Benoît XVI n’est pas du tout secrète. De plus on ne peut pas dire qu’il s’est mal entendu avec François. Et si l’Eglise était en péril, il avait le devoir très grave de rester.
  « Je vis une femme pleine de majesté s’avancer dans la grande place qui est devant l’Eglise. Elle avait son ample manteau relevé sur les deux bras et elle s’éleva doucement en l’air. Elle se posa sur le dôme et étendit sur toute l’étendue de l’Eglise son manteau qui semblait rayonner d’or. Les démolisseurs venaient de prendre un instant de repos, mais, quand ils voulurent se remettre à l’œuvre, il leur fut absolument impossible d’approcher de l’espace couvert par le manteau. » […] « C’était quelque chose comme une consécration future. Cela avait rapport au changement moral opéré dans un homme de condition, svelte et assez jeune, lequel doit un jour être Pape. » « Il savait s’attacher les bons prêtres et repousser loin de lui les mauvais. » […]  
Dans la thèse survivantiste, en comparaison avec le grand schisme d’Occident, à la fin, en plus du vrai pape, il y avait deux faux papes simultanés. Et selon la doctrine évangélique de l’indéfectibilité de Pierre, sa lignée légitime continuera. En fait dans les visions d’A-CE les deux prochains papes seront jeunes ce qui n’est d’ailleurs pas le cas de Léon XIV.
=> Temps prochain de l’Eglise Romaine
Oui.
Succession tjrs possible avec l’aide Divine. La vraie Eglise du Christ devra recommencer de presque rien mais finira par l’emporter.
Non
A admis les cardinaux de François jusqu’en août 2022 (soit peu avant son décès) et n’a pas de successeur autre que François, que Léon XIV n’a pas renié. Cette thèse semble donc tomber dans l’impasse.
TOTAL120

Conclusion :

Avec cet ensemble de citations suffisant, nous pouvons conclure que ce que révèle les visions d’Anne-Catherine Emmerich concorde bien avec la thèse survivantiste de Paul VI, et dément la thèse empêchéiste de Benoît XVI, sur le pasteur légitime de l’Eglise romaine. Elles démentent aussi la thèse Siriiste, du cardinal Siri (1989+), patriarche de Gène, secrètement pape, car il n’a jamais exercé officiellement le pontificat, et est mort depuis longtemps. De plus ces citations appellent à un examen supplémentaire, nourrissant pour sa foi, car elles semblent indiquer qu’un parallèle est faisable entre le pape du renversement de l’Eglise et le Christ dans sa passion.

Par M.M. le 11/11/2025

les signes annonciateurs des temps selon les saintes écritures

Une synthèse claire et précise de la trame des événements qui doivent arriver à la fin des temps, selon la révélation, méritent d’être établie, surtout lorsque avec internet l’on entend tout et son contraire. Modestement nous présentons le tableau synthétique suivant. Les étapes peuvent se recouper temporellement :

1Des guerres et des révolutions, des grands tremblements de terre dont on entendra facilement parler.Initialisation de la fin des temps
2l’Evangile annoncé à toutes les nations. (Hosanna de l’Eglise ; souvent considéré comme le XIXe siècle)
3La démultiplication des fausses doctrines et faux prophètes (induisant une multiplication des médiats se faisant leur support).Passion de l’Eglise
4L’apostasie des nations (via le laïcisme et le socialisme).
5Le retour des Juifs en Terre sainte, suivie de l’abrogation du temps des nations.
6Le culte du Veau d’or. (Hédonisme débridé, etc…)
7L’abomination de la désolation dans le lieu saint.
8La purification/ renouvellement de la surface de la Terre et obscurcissement des astres (du pt de vue terrestre).
9Chute de Babylone et le renouvellement du sanctuaire.Résurrection de l’Eglise
10La conversion des infidèles et des Juifs. (Et redécouverte de l’Arche d’Alliance ?)
11L’Evangile connue de toutes les nations : Réalisation de la promesse du Pater Noster : Que votre règne arrive sur la terre comme au Ciel. (Via le règne du Cœur Immaculée de Marie et du Sacré-Cœur de Jésus).
12Le loup et l’agneau paîtront ensemble : Paix dans le monde, incluant la nature (mais jusqu’à quel point ?).
13Attiédissement des chrétiens.
14Arrivée de l’Antéchrist ; qui feindra la vertu et fera des prodiges pour séduire les nations.Nuit de la Fin du monde (Les étapes sont de plus courtes durées)
15Remontée de la bête de l’abîme (2 têtes restantes). I.E. au niveau religieux : renaissance de la contrefaçon d’Eglise qui avait été condamnée.
16Retour d’Elie et Enoch, qui condamneront les erreurs diaboliques de l’Antéchrist, mais qui seront mis à mort par ses partisans.
17Arrivée d’un mondialisme à 10 têtes politiques (Mené par l’Antéchrist : probmt la 8e tête de la bête).
18Destruction par le feu de la Ville Sainte.
19Fracas de la mer et des flots, tremblement de terre, etc.
20Signes dans le ciel annonçant le Christ glorieux.
21Résurrection des Morts.
22Parousie, Jugement dernier puis fermeture de l’Enfer.Arrêt du temps par le Christ
23Règne sans fin du Christ, de ses anges et de ses élus…Eternité

Par M.M.  le 03/12/2024

Bref comparaison photographiques de Paul VI et de sa doublure

Comme nous l’expliquons à la page théologie, l’Eglise du Christ aura, au cours de son développement terrestre, trois niveaux de lutte à affronter, premièrement les contrefaçons de l’Eglise, deuxièmement la contrefaçon du pape, troisièmement la contrefaçon du Christ lui-même, peut avant son retour. Voici donc un bref article scientifique qui se focalise sur le visage du pape Paul VI et de son sosie, indiquant que nous sommes passé au second niveau de lutte contre les puissances infernales.

20 objections à la thèse de l’invalidité de la nouvelle messe et des ordinations des évêques selon le rite de 1968.

° Elle semble être en contradiction avec la révélation divine :

  1. Apocalypse XVII : La (ville sainte devenue) prostituée tient une coupe d’or remplie d’abominations. Peu après il est précisé qu’elle est ivre du sang des saints, et saint Jean en est rempli d’étonnement. Mais normalement on est ivre de ce que l’on a bu. C’est donc qu’elle mêle à ses souillures le sang des saints, d’où l’étonnement de l’apôtre. Ainsi les sacrilèges dénoncés semblent clairement s’opérer avec des espèces valides ! D’autant plus que ce passage est selon nous pas encore réalisé, puisque la Bête qui sera une première fois vaincue, n’est pas encore remontée de l’abîme. Or disons-le tout net :  Les modifications faites à la messe seront encore pires lors de la fin du monde…
  2. De même au chapitre XIII, verset 13, qui concerne cette fois-ci la situation actuelle, le faux prophète (i.e. le faux pape) fait descendre le feu du ciel à la vue les hommes : la présence réelle sur l’autel. A l’inverse (d’où le prodige incroyable) des 450 prophètes de Baal qui n’arrivent pas à faire consumer leur sacrifice face à Eli. La présence réelle étant dévoilée une première fois par le feu du buisson ardent, et maintenant par la petite lampe rouge présentes dans les églises chrétiennes. D’ailleurs si quelques doutes subsistaient sur cette interprétation, le même livre sacré confirme encore deux fois ce sens en évoquant au chapitre XIV que le feu sort de l’autel et au chapitre XVII que la petite lampe ne brillera plus, seulement après la destruction définitive de cette ville.
    • Elle est aussi en contradiction avec les révélations privées de la vénérable stigmatisée Anne Catherine Emmerich (1774-1824) qui a vu globalement toute la passion et l’Eglise et son relèvement. Nous avons projeté historiquement ces visions dans notre ouvrage « La Passion de l’Eglise selon les visions de la bienheureuse Anne Catherine Emmerich ». Il ressort que :
  3. La fausse Eglise (effectivement) issue du concile Vatican II est grise au début et devient de plus en plus noire. Or ; difficile voire impossible, d’avoir de plus en plus de sacrilèges avec de moins en moins de prêtres validement ordonnés.
  4. Il est certes affirmé, au bout d’un moment, qu’à peu près tout ce que fait la fausse Eglise est vain et ne s’apparente qu’à du vide. Toutefois pour les évêques il est précisé quelque chose d’intéressant, et ce n’est pas le mot invalide qui vient, mais celui d’illégitime. Cela est donc différent de la thèse de l’invalidité, surtout qu’il n’est pas dit expressément que cela vient de la formule de consécration, mais plutôt sur la manière d’introniser le nouvel évêque :
    • « Je les vis [les réformateurs] intercepter et détourner les voies qui allaient au Pape ».
    • « Je vis ensuite que, quand ils introduisaient l’évêque de la manière qu’ils s’étaient proposée il était intrus, introduit contre la volonté du Pape et qu’il ne possédait pas légitimement l’autorité spirituelle… »
  5. Pour ce qui est de la messe nous avons plusieurs passages qui parlent d’abominations, mais pas d’invalidité. Il serait peut-être abusif d’en tirer une généralité, mais c’est le contraire qui lui est montré :
    • « Je vis bien souvent Jésus lui-même cruellement immolé sur l’autel par la célébration indigne et criminelle des saints mystères. Je vis devant des prêtres sacrilèges, la sainte hostie reposer sur l’autel comme un enfant Jésus vivant qu’ils coupaient en morceaux avec la patène et qu’ils martyrisaient horriblement. Leur messe, quoique accomplissant réellement le saint sacrifice, m’apparaissait comme un horrible assassinat ».
  6. Confirmation de la validité de la nouvelle messe par le catéchisme catholique :
    • Dans le catéchisme de saint Pie X, (revue itinéraire, reprint Dominique Martin Morin 1967, p 213) à la question qu’est-ce que la consécration, la réponse donnée est : ‘‘La consécration est le renouvellement, par le ministère du prêtre, du miracle opéré par Jésus-Christ changeant à la dernière cène le pain et le vin en son corps et en son sang adorables par ces mots « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » ’’.
      • Ces paroles étant bien présentes dans le nouvel ordo, sa validité théorique est donc assurée.
    • La thèse de l’invalidité d’ordination des évêques entraine de fait l’invalidité d’ordinations des prêtres. Mais cette conséquence est selon nous en porte à faux avec les promesses divines que la miséricorde a faite aux pécheurs :
  7. Les promesses (liste non exhaustive) de ND du Carmel et du Sacré Cœur, d’avoir un prêtre à sa mort, nécessitent pour leur réalisation d’avoir toujours des prêtes valident, sans quoi il est statistiquement certains que des promesses n’ont pas été exaucées. Car ils restaient (dans les années 80) et restent encore des fidèles dans l’Eglise officielle ou même ralliée qui portent le scapulaire, qui croient à tous les dogmes, qui font ou qui ont fait les dévotions réparatrices mensuelles, etc.…
  8. D’ailleurs le ciel prendrait de faux engagements, qui ne l’engagerait pas vraiment ? Quel souci Jésus-Christ a-t-il des brebis ? Si ces dernières n’ont pas les moyens de ce confesser par exemple ? Je croyais que Jésus avait donné jusqu’à sa dernière goutte de sang pour elles et qu’il faisait tout pour les sauver ! Serait-il moins fort que son adversaire le diable ?
    • Cette thèse est aussi en désaccord avec les prophéties et les révélations privées dont l’Esprit-Saint gratifie son Eglise, et aussi des grâces qu’ils donnent aux pécheurs, en général, car :
  9. Il n’y a aucune prophéties qui annoncent, non pas l’arrivée d’un clergé corrompu et d’une messe modifiée, mais d’une messe tout à fait fausse et d’un clergé invalide.
  10. Il n’y a aucune EMI où Jésus demande aux personnes de devenir sédévacantiste (et bien sûr idem pour le modernisme). Pour l’instant, on dirait qu’il tolère (la situation de) l’Eglise officielle, tant que la tradition est bien crue et respectée. D’ailleurs le droit canon de 1917 reconnait que seule les personnes participants réellement à l’hérésie (ici moderniste) sont excommuniées quand une personne morale est excommuniée.
  11. De la même manière il n’y a aucune apparitions (comme celle qu’on les musulmans pour se convertir) de Jésus qui demande aux intéressés de devenir sédévacantistes. Zéro ? Nada ? Quel manque de soutien de la part du ciel !
    • Pourtant c’est un dogme de foi de croire que l’Esprit-Saint éclaire perpétuellement sont Eglise. Enseignement qui vient d’en haut. En supposant que son portevoix ordinaire soit momentanément empêché ou absent, il reste le moyen des révélations privées. L’Esprit de Vérité « vous enseignera toute chose » précise Saint Jean au chapitre XIV de son évangile. Il aurait dû nous enseigner de manière invariable le sédévacantisme depuis 60 ans afin que nous croyons, mais rien, absolument rien !
    • Remarquons en revanche qu’il y a toujours eu de manière assez régulière, en plus des anciennes prophéties traditionnelles, des révélations privées en faveur du survivantisme qui s’harmonisent avec les promesses du Christ et expliquent comment cette terrible épreuve, semblable à sa passion, pourra être une gloire future pour la Papauté et l’Eglise.
  12. De même il n’y a aucune apparitions ou EMI où Jésus déclare que le prêtre n’est pas prêtres, et qu’il doit se faire réordonner. Il y a pourtant eu des EMI (au moins une à notre modeste connaissance) où des prêtres qui devaient allez en enfer, sont finalement ramené sur terre avec une seconde chance. Un ciel qui nous cache des chose vitale, tout en nous protégeant de l’enfer, bizarre non ?
  13. Le secret (bien connu des sédévacantistes) adressé à Mélanie Calvat, par ND de la Salette, dans le sillon du début du chapitre IX de l’Apocalypse, affirme que le père de l’Antéchrist serait un évêque. D’autres prophéties catholiques vont dans le même sens. Pour approfondir, il nous faut dire un saint évêque, qui imitera Lucifer dans son apostasie ; et qui consécutivement fera sortir de l’abîme son maître. Or s’il n’y a plus d’évêques d’ordonnés, comment cela se réalisera-t-il ?
  14. A notre modeste connaissance, Il n’y a pas de saints ayant fait des miracles et qui confirme cette thèse. Si l’on regarde l’exemple du Padre Pio, capucins stigmatisé. Il avait des grâces de clairvoyance incontestable, a-t-il dit que la nouvelle messe était une fausse messe ? Non il a simplement et rapidement demandé la permission de garder l’ancienne. Au Cardinal Antonio Bacci venu de Rome en 1965 pour lui l’accorder, il déclara « Le concile par pitié finissez en ! » Remarquez qu’il n’a pas dit le « conciliabule hérétique ». D’ailleurs, aurait-il laissé ses fils et filles spirituelles entre les mains d’une fausse Eglise ?
    • Thèse aussi en désaccord avec les témoignages provenant du camp du diable, dont Jésus nous alerte de sa cohésion puisque « tout royaume divisé contre lui-même périra » :
  15. Dans des exorcismes fait par des prêtres traditionnels et avec aucun doute possible sur leur ordinations, le démon est contraint d’avouer les manœuvres de certains évêques modernistes, mais, à notre modeste connaissance, il ne précise pas que ce sont des faux évêques invalides.
  16. Les exorcismes de soi-disant faux prêtres qui fonctionnent toujours contre les puissances du mal ; contredise l’affirmation de leur invalidités.
    • D’ailleurs pourquoi le démon continue-t-il de s’acharner et de calomnier l’Eglise officielle, si cette dernière est dépourvue de toute représentativité réelle ?
  17. Le trafic infame des saintes espèces n’est certes pas une égalité entre les hosties venant d’une messe de St Pie V et Paul VI, celle venant d’une messe de St Pie V étant plus prisées. Néanmoins les deux sont utilisées par le diable lors des messes noires.
  18. En loge maçonnique il y a même des prêtes renégats qui font de telles cérémonies. Pire encore, il y a des évêques. Et ces évêques modernistes veulent le pouvoir occulte. Ils savent que le pouvoir qu’ils ont découlent de leur caractères sacrés particuliers. S’ils n’étaient que des marionnettes, ils ne réussiraient pas à être aussi puissant. Et vue la destruction en profondeur, que l’Eglise subie méthodiquement, cette pensée semble bien être la bonne.
  19. Pour nuancer l’argument précédent, rappelons que le démon est entièrement soumis à Dieu, et ne fait pas tout ce qu’il veut. Il faut rappeler que les réformes depuis les années 1960, sont des compromis allant toujours un peu plus loin. Durant ces mêmes années, les modernistes ont commencé par utiliser des petites exceptions et failles pour faire passer leur changements, par-dessous, sous couvert de l’autorité du pape. Encore à ce jour ils n’ont pas encore fait tout ce qu’ils veulent et voulaient faire, et Dieu merci.
    • Or le nouveau rite d’ordination fût promulgué le 18 juin 1968 par la bulle Pontificalis Romani. Les différentes congrégations ne furent pas pénétrées de modernistes comme d’un seul élan. Etant au début des réformes, on pourrait légitimement envisager que ces premières soient encore valides. Cela est d’autant plus vrai que ce rituel se réfère explicitement à la constitution apostolique Sacramentum Ordinis de Pie XII. Ce rite utilise exactement les mêmes critères dans l’établissement des nouvelles paroles consécratoires. Apparemment, il garde le même esprit. Ils donnent explicitement, de manières transparentes, toutes les raisons du changement, raisons qui paraissent largement légitimes.
  20. Passons à un bref examen de la liturgie de l’ordination épiscopale :
    • En tant que catholique, nous reconnaissons que l’Eglise Romaine possède le magistère du Christ, et que ce dernier se trouve ordinairement exprimé par la bouche de son vicaire, qui détient l’autorité suprême. Ainsi nous citerons cette même autorité pour juger [en tant qu’acte de science et non de justice pour lequel nous n’avons pas d’autorité] la validité du nouveau rituel d’ordination des évêques et de la nouvelle messe.
    • Rappelons déjà les caractéristiques d’un sacrement. Pour ce faire citons le catéchisme de Saint pie X (publiée en 1912), les réponses aux questions 286 et suivantes :
    • Pour faire un sacrement trois choses sont requises : la matière, la forme et le ministre, qui ait l’intention de faire ce que fait l’Eglise.
      • La matière c’est l’élément sensible qui est requis pour le réaliser.
      • La forme ce sont les paroles que le ministre doit prononcer dans l’acte même d’appliquer la matière.
      • Le ministre c’est la personne capable de le faire, au nom et par l’autorité de Jésus-Christ.
    • Le plus difficile à juger serait sans doute l’intention du ministre. Mais concernant cette dernière le pape Léon XIII dans sa bulle Apostolicae Cure de 1896 rappel : « La pensée ou l’intention, en temps qu’elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l’Eglise; mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. Ainsi, quelqu’un qui, dans la confection et la collation d’un sacrement, emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait même, avoir eu l’intention de faire ce que fait l’Eglise. »
    • Cela est suffisamment claire, c’est donc la matière et la forme qui nous faut apprécier dans notre jugement privé. L’imposition des mains en silence par l’évêque valide déjà la matière et le ministre, reste donc la forme.
    • Comparaison avec le jugement du pape Pie XII :  En principe valide
      • Dans la constitution apostolique Sacratemtum Ordinis du 30 novembre 1947, le pape Pie XII affirme que : « les ordinations diaconale, sacerdotale et épiscopale…se trouvent, dans tous les rites en usage dans l’Église universelle, aux diverses époques et dans les différents pays, suffisamment indiqués par l’imposition des mains et les paroles qui la déterminent. » Plus loin, il définit de sa suprême autorité :
      • « Nous déclarons et, autant qu’il en est besoin, Nous décidons et décrétons ce qui suit : la matière et la seule matière des Ordres sacrés du diaconat, de la prêtrise et de l’épiscopat est l’imposition des mains ; de même, la seule forme sont les paroles qui déterminent l’application de cette matière, paroles qui signifient d’une façon univoque les effets sacramentels, à savoir le pouvoir d’ordre et la grâce de l’Esprit-Saint, paroles que l’Eglise accepte et emploie comme telles. »
      • Il suffit donc de regarder si les paroles consécratoires contiennent bien les deux éléments prémentionnés. Les paroles pour conférer le diaconat et la prêtrise étant quasiment les mêmes, et pour rester fidèle au titre de cet article, nous n’enterons pas dans leur examen ici. Nous nous pencherons sur celles de l’épiscopat.
    • Un petit tableau récapitulatif permettra au lecteur de saisir directement les paroles de la forme des trois degrés du sacrement de l’ordre :
Rang :Diaconat
1947 :Emitte in eum, quaesumus, Domine, Spiritum Sanctum, quo in opus ministerii tut fideliter exsequendi septiformis gratiae tuae munere roboretur
1968 :Emitte in eos, Domine, quaesumus, Spiritum Sanctum, quo in opus ministerii fideliter exsequendi munere septiformis tuae gratiae roborentur
Rang :Presbytériat
1947 :Da, quaesumus, omnipotens Pater, his famulis tuis Presbyterii dignitatem ; innova in visceribus eorurn Spiritum sanctitatis ; acceptum a te, Deus, secundi meriti munus obtineant, censuramque morum exemplo suae conversationis insinuent
1968 :Da, quaesumus, omnipotens Pater, in hunc famulum tuum Presbyterii dignitatem ; innova in visceribus eius spiritum sanctitatis, ut acceptum a Te, Deus,secundi meriti munus obtineat censuramque morum exemplo suae conversationis insinuet
Rang :Episcopat
1947 :Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et ornamentis totius glorificationis instructum coelestis unguenti rore sanctifica
1968 :Et nunc effunde super hunc Eleclum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio Tuo Iesu Christo, quem Ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per singula loca, ut sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem nominis tui
1947 traduction :« Donnez à votre prêtre la plénitude de votre ministère, et, paré des ornements de l’honneur le plus haut, sanctifiez-le par la rosée de l’onction céleste. »
1968 traduction :« Envoie maintenant sur cet élu la puissance qui vient de toi, l’Esprit souverain que tu as donné à Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, et que lui-même a donné à ses apôtres qui ont fondé l’Eglise en tous lieux, comme ton sanctuaire, pour qu’on te rende gloire et qu’on loue incessamment ton nom. »
Tableau 1 : Paroles de l’administration du sacrement de l’ordre dans l’Eglise Latine
  1. Avons-nous les deux éléments requis ?
    • Pour ce qui concerne l’ordre en question :  nous avons : la plénitude du ministère d’un côté et de l’autre la puissance que l’on demande au Père éternel d’envoyer sur l’élu en question. C’est bel est bien du même ministère qu’il s’agit.
    • Concernant la grâce de l’Esprit-Saint :  nous avons d’un côté la rosée sanctifiante du ciel ; et de l’autre l’Esprit Souverain* que le Père a Donné au Fils, qu’il a lui-même donné aux apôtres, afin qu’on loue incessamment son nom dans son sanctuaire.
      • * Afin que vous nous fortifiez par votre Esprit souverain, nous vous en prions écoutez-nous. Lisons-nous à la fin des litanies du Saint-Esprit.
  2.  Dans la première formule nous ne voyons pas de mention explicite à propos de la grâce de l’Esprit Saint descendant sur l’oint. A la place il est usé d’une métaphore, on parle d’onction céleste sanctifiante. Cela pourrait paraître vague mais cette formulation est acceptée comme telle par l’Eglise qui l’évoque bien dans cette intention. Dans la seconde nous ne voyons pas explicitement le mot grâce, comme on ne voyait pas le mot ministère ou ordre. Mais on comprend bien que la grâce de l’Esprit-Saint suit nécessairement sa présence. De même, la puissance reçue se rapporte bien au pouvoir épiscopal puisqu’on ne parle que des apôtres. C’est que ce rappel la bulle de Paul VI. Elle affirme que la nouvelle formule met plus en avant la succession apostolique et ses devoirs. De fait la prière consécratoire précise que l’Esprit-Saint qui est Souverain a été donné aux apôtres pour continuer l’œuvre du Christ. De plus, il est rappelé que cela ce fait de manière incessante, formant ainsi son sanctuaire. Ce qui exprime bel et bien la volonté de continuer l’œuvre sacerdotale et apostolique du Christ, prêtre suprême et éternel. Et c’est ce que doit réaliser l’élu en question, selon cette consécration.
  3. On pourrait objecter au vue de la fin de la formule que cela se fait seulement pour louer le nom du Christ, rejoignant l’interprétation de la messe comme étant seulement un sacrifice de louange, et donc une opinion condamnée par Rome. Mais pour en arriver là, il faut faire un procès d’intention massif et bien hasardeux. Il n’est pas impossible que certains aient cette mauvaise intention, ou n’ai pas l’intention de continuer l’Eglise de toujours. Mais il est au préalable nécessaire d’ajouter ce mot seulement qui n’est pas présent. On peut donc déplorer seulement une tonalité protestantisante, mais qui reste toute de même catholique.

En conclusion les deux formules sont suffisantes. L’Eglise Romaine a le droit de donner le sens correct à ces paroles, qui dans les deux cas sont valides.

Par R.J. 15/05/2024.

Parallèles dans la fin de la prophétie des papes de Saint Malachie

Le vrai sens de la fin de la prophétie des papes de saint Malachie révèle l’obscurcissement de l’Eglise Romaine et ses 3 antipapes majeurs, en similitude avec le Grand Schisme d’Avignon. Elle indique aussi quel pape serait le pape martyr. Le tableau suivant résume ce qui peut se dire, il est extrait (et amélioré) du livre de synthèse « Prophétie et schémas sur la passion de l’Eglise romaine » de Raphaël Joseph.