Comparaison sur les thèses du pape prisonnier :

Laquelle s’accorde avec les visions d’Anne-Catherine Emmerich (1774-1824)

Introduction :

Depuis une petite poignée d’années des fidèles catholiques traditionnels se rendent compte de la non-catholicité du dit « pape » François, et finissent par admettre qu’il n’est pas le pape légitime. Cherchant une solution à ce problème, ils ont cru trouver en Benoît XVI le pape véritable, notamment parce qu’il avait fait à partir des années 1980, de très longues démarches, et même certains compromis, avec les catholiques traditionnels. Mais c’est grandement oublié qu’il a été une tête pensante de la théologie pendant un demi-siècle, étant lui-même issue de la crise néo-moderniste, elle-même influencée par le protestantisme et les philosophes allemands…

A l’appui de leur dire, des fidèles ont trouvé des prophéties avec un vrai pape et de faux papes, s’apparentant à cette situation. Les plus claires et complètes sont celles de la stigmatisée Allemande Anne-Catherine Emmerich, qui durant sa dernière décennie d’existence, qui se situe après la chute de Napoléon Ier, revivait dans sa chair la passion de Jésus-Christ, tous les vendredis. L’incrédulité étant déjà avancée à cette époque (et en territoire réformé), on la mit sous surveillance permanente, mais aucune simulation ne put être prouvée…

De notre côté, nous avions terminé une analyse de ces révélations privées en 2020, et écrit un petit ouvrage qui établit la correspondance entre l’histoire de l’Eglise Catholique depuis deux siècles et jusqu’en 2035 environ, et ses visions qui annonçaient toutes ces choses. Près de 80 dates ont pu être assignées à ce qu’elle décrit. Et clairement pour nous, ce n’est pas la thèse de la légitimité de Benoît XVI qui correspond à ce qu’elle voit, mais la thèse survivantiste.

Cette thèse raconte l’histoire d’un pape complaisant, de plus en plus dépassé par la situation, et qui finit trahi par son entourage. Il s’agirait de Paul VI qui ne serait pas mort en 1978, comme semblent l’indiquer les apparences, un sosie ayant été enterré à sa place. Selon cette thèse, ce pontife, à l’instar de St Pierre en prison, fini par s’évader du Vatican, sans que l’on puisse savoir ce qu’il devint ensuite. De plus, croyant aux promesses que Jésus fit à Pierre, les survivantistes avancent que ce pape vit toujours, et qu’après lui, l’Eglise catholique sera rétablie…

Mettons un tableau comparatif, citations à l’appuie afin de constater, selon les citations attribuées à cette bienheureuse, quelle thèse s’accorde et ne s’accordent pas avec ces dires.

Tableau :

Citations des visions d’Anne-Catherine Emmerich
Eléments de jugement
=> Correspondance historique
Paul VIBenoît XVI
« Je vis des hérétiques de toutes les conditions venir dans la ville (Rome) ». « Je vis tout ce qui tient au protestantisme prendre de plus en plus le dessus, et la religion tomber en décadence complète. »  […] « Je vis [à Rome, NDLR] bâtir une église étrange et au rebours de toutes les règles. Le chœur était divisé en trois parties, dont chacune était plus haute que l’autre de quelques degrés. Au-dessous était un sombre caveau plein de brouillard. » […] « Je voyageai à travers une contrée sombre et froide et j’arrivai dans la grande ville. J’y vis de nouveau la grande et singulière église qu’on y construisait ; il n’y avait là, rien qui fut saint ; je vis cela de la même manière que je vis une œuvre catholique, ecclésiastique, à laquelle travaillent en commun des anges, des saints et des chrétiens ; mais ici le concours était donné sous d’autres formes plus mécaniques. Je ne vis pas un seul ange, ni un seul saint coopérer cette œuvre. Mais je vis beaucoup plus loin sur l’arrière-plan, le trône d’un peuple sauvage armé d’épieux (probablement les soviétiques, NDLR), et une figure qui riait et qui disait : « Bâtis-la aussi solidement que tu voudras, nous la renverserons ». » […]        « Je vis beaucoup d’abominations dans un grand détail ; je reconnus Rome et je vis l’Église opprimée et sa décadence à l’intérieur et à l’extérieur. » […] « Il devait (par la suite) aussi y avoir un Pape (élu, vraisemblablement !) mais qui ne posséderait rien et serait salarié. »   
Suite à la mort de Pie XII en 1958, les mauvais théologiens écartés par lui s’invitèrent à Rome, durant la préparation du concile Vatican II et même avant. Le pape dont il est question aux citations suivantes préside donc au début de son règne une assemblée qui générera la construction d’une fausse église à Rome.
=> Concile Vatican II
Oui
Car élu pape au moment de Vatican II
Non
Car était seulement abbé (et progressiste en plus) lors de Vatican II.
« Je vis, sous l’image de plusieurs Jardins formant un cercle autour de moi, les rapports du Pape avec les évêques. Je vis le Pape lui-même sur son trône, placé comme dans un jardin. Je vis dans divers jardins, les droits et les pouvoirs de ces évêques et de ces évêchés, sous forme de plantes, de fleurs et de fruits, et je vis des rapports, des courants, des influences, comme des fils ou des rayons allant du siège de Rome aux Jardins. Je vis autour de lui des protestants qui voulaient le faire descendre dans le jardin, mais non avec les conditions que le Pape avait exigées ». « Ils cherchaient à s’y glisser par toute espèce de moyens […] Je les vis intercepter et détourner les voies qui allaient au Pape ».
A donné des conditions pour les discutions avec les protestants qui ne sont pas respectées.  
=> Se vérifie à partir des réformes liturgiques post-Vatican II (1965-1975).
OuiNon
A lui-même trouvé la formule doctrinale sur la justification par la foi seule avec les protestants en 1999 !
« Je vis l’Église des apostats prendre de grands accroissements. Je vis les ténèbres qui en partaient se répandre alentour et je vis beaucoup de gens délaisser l’Eglise légitime et se diriger vers l’autre, disant : « Là tout est plus beau, plus naturel et mieux ordonné ». Je vis des choses déplorables : on jouait, on buvait, on bavardait, on faisait la cour aux femmes dans l’église, en un mot on y commettait toutes sortes d’abomination. » […] « Je vois tant de traîtres ! Ils ne peuvent pas souffrir qu’on dise : « cela va mal ». Tout est bien à leurs yeux pourvu qu’ils puissent se glorifier avec le monde !».  
Sous son règne les réformateurs veulent à tout prix s’entendre avec le monde, ce qui n’était pas le cas avant.
=> Aggiornamento de l’Eglise à partir des années 1960, réforme liturgique vers 1970, puis sécularisation (facilitant l’apostasie) des états catholiques (avec des nonces du Vatican) à partir de 1975.
OuiNon
Car déjà le cas avant lui. A justifié l’abandon du règne social de NSJC à Mgr Lefebvre en 1987, scandalisant cet ancien nonce apostolique.
« On enlevait au peuple croyant l’ancien catéchisme qu’on remplaçait par des « histoires bibliques » où le manque total de doctrine devait être voilé sous un langage naïf à la portée de toutes les intelligences ; où les fidèles étaient forcés d’échanger leurs livres de piété, leurs vieilles formules de prière et leurs anciens cantiques contre des productions de fabrique moderne aussi mauvaises et aussi impies que celles par lesquelles on cherchait à remplacer le missel, le bréviaire et le rituel »
=> Nouveau catéchisme droit de l’hommiste dans les années 1970. Nouvelle traduction des prières par les conférences épiscopales, nouveau bréviaire, etc.…Oui
Réformes post-Vatican II des années 1970.
Non
Car déjà le cas avant lui.
  « On gardait le silence sur la Croix, sur le sacrifice et la satisfaction, sur le mérite et le péché, ou les faits, les miracles et les mystères de l’histoire de notre rédemption devaient céder la place à de creuses « théories de la révélation », où l’homme-Dieu, pour être supporté, ne devait plus être présenté que comme « l’ami des hommes, des enfants, des pécheurs » où sa vie n’avait de valeur que comme « enseignement », sa Passion comme « exemple de vertu », sa mort comme «charité» sans objet.  
Les théologiens se rapprochent de l’humaniste maçonnique et même du communisme
=> La théologie pro-marxiste se multiplie vers 1975-80
OuiNon
Car déjà le cas avant lui.
  « Je vis le Pape en prières ; il était entouré de faux amis qui souvent faisaient le contraire de ce qu’il disait. […] « Je vis le saint Père dans une grande tribulation et une grande angoisse touchant l’Église. Je le vis très entouré de trahisons. » […]  
Pape éprouvant une grande angoisse car de plus en plus trahi dans son entourage
=> Paul VI a eu de nombreux discours avec de nombreuses plaintes : sur les fumées de Satan qui rentre dans l’église, choqué par l’abandon prêtes, l’abdication des théologiens sur de nombreux points de doctrine traditionnelle, dit préférer mourir que voir l’abandon du célibat ecclésiastique, etc, allant même jusqu’à dire à son cérémoniaire Mgr Martin qu’il avait été trahi…
Oui
Cf colonne de gauche.
Non
Benoît XVI défenseur inconditionnel de Vatican II. Déclare en 1981, en excusant le concile, que c’est parce qu’il n’y pas eu une assez grande réception de Vatican II que ses fruits n’ont pu se développer normalement.
  « Quant à ceux qui récusent aujourd’hui le Pape, craignons qu’ils ne soient demain les premiers à acclamer le Ravisseur qui s’introduira dans la Bergerie ». « Ils veulent enlever au pasteur le pâturage qui est à lui ! Ils veulent en imposer un qui livre tout aux ennemis ! (Alors saisie de colère, elle leva le poing en disant) Coquins d’allemands ! Attendez ! Vous n’y réussirez pas ! Le pasteur est sur un rocher ! Vous prêtres, vous ne bougez pas ! Vous dormez et la bergerie brûle par tous les bouts et vous ne faites rien ! Oh, comme vous pleurerez cela un Jour ! » « Et il apparut une nouvelle Eglise dans laquelle ils se trouvèrent rassemblés. Cette église était ronde avec une coupole grise et tant de gens y affluaient que je ne comprenais pas comment l’édifice pouvait les contenir tous. [C’est simple le ravisseur a réussi à se faire passer pour le pasteur légitime, NDLR]. C’était comme un peuple entier ».      
Pape qui finit par être remplacé par un (non pas directement l’ennemi mais) qui livre tout à l’ennemi. Avant que l’étranger, le loup, vienne secrètement s’introduire dans la bergerie
=> Introduction d’un sosie de Paul VI principalement à la mi-1975 (ini. dès 1972-73) aux ordres de Villot, etc…
=> Pape Paul VI encore secrètement en vie selon la thèse survivantiste, quand surgit une lignée de « pape » étranger sur le siège de Pierre.
Oui x2
Une loge maçonnique qui occupe Rome (1978) s’est aussi débarrassé de Jean-Paul Ier, qui n’a pas voulu coopérer à la destruction de l’Eglise.
Non x2
Contrairement à la redite de Paul VI en 1973, Benoit XVI a demandé de ne plus faire l’exorcisme de Léon XIII en 1984. Il fait lui-même parti de la lignée étrangère des pasteurs, a fait des signes maçonniques, renie le syllabus de Pie IX, naguère suspect d’hérésie par le Saint Office sous Pie XII…
  « Tout y est (dans cette fausse église) foncièrement mauvais ; c’est la communion des profanes. Je ne puis dire combien tout ce qu’ils font est abominable, pernicieux et vain. Ils veulent être un seul corps en quelque autre chose que le Seigneur. » […] « Mais le but ultime de Satan est de détourner à son profit l’adoration qui est due à Dieu. Pour cela, il se fera -il contrefera- le Christ, Lui, le faux-prophète et qui parle comme le Dragon, prendra les cornes de l’agneau ».  
Pape en vie durant le long développement de la fausse Eglise. Satan contrefait le (vicaire du) Christ avec les cornes de l’Agneau mais la voix du dragon (les faux prophètes, renvoie à l’Apocalypse XIII).
=> Les faux papes ne portent pas la tiare mais la mitre, signe qu’il n’ont pas les pleins pouvoir sur l’Eglise.
Oui
A déposé la tiare en 1964, mais a continué à dire qu’il était « Pierre ».
Non
N’a jamais porté la tiare. A même augmenté la confusion sur la fonction suprême (et donc unique) en prenant le titre de pape émérite.
« Alors que la ferveur religieuse authentique est calme, profonde et pacifique, ceux-ci se tordent, s’agitent et se convulsent. Scandant le nom de Jésus au rythme d’une musique sabbatique, ils s’affaissent haletant d’extase sensuelle ». […] « Là où ils arrivaient [les anges, suite aux prières du rosaire, NDLR], la verdure renaissait, la lumière et la vie se propageaient. Je vis aussi d’un côté l’église ténébreuse se dégrader ». « Puis, tout à coup, une très grande foule se répandit dans la contrée verdoyante et éclairée, se dirigeant vers une ville lumineuse ». « De l’autre côté de l’église noire, tout resta encore dans une nuit sombre, […] son danger est dans son innocence apparente ». […] « Le Pape n’était pas dans l’Eglise, Il était caché. »  
Après un long développement de la fausse Eglise, vient quand même une éclaircie dans les ténèbres vers laquelle les gens accourent.
=> S’il s’agit de la libéralisation de la messe tridentine en 2007 il nous faut nécessairement conclure que le pape secret déjà plus visible ne peut être Benoît XVI, bien visible à ce moment-là.
Oui
Car encore en vie dans la thèse survivantiste.
Non
La fausse Eglise n’est pas l’Eglise synodale de François dont Ratzinger a jeté les bases théoriques depuis le concile Vatican II, mais l’Eglise Post-conciliaire elle-même.
  « J’eus une vision où je vis les autres dans la fausse église, édifice carré, sans clocher, noir et sale, avec un comble élevé. Ils étaient en grande intimité avec l’esprit qui y règne. » […] « Je vois chez tous, même chez les meilleurs d’entre eux, un orgueil effrayant, mais chez aucun l’humilité, la simplicité et l’obéissance. Ils sont terriblement vains de la séparation dans laquelle ils vivent. Ils parlent de foi, de lumière, de christianisme vivant ; mais ils méprisent et outragent la sainte Eglise dans laquelle seule il faut chercher la lumière et la vie. » […] « Je crois que ceux qui étaient dans l’Eglise (ceux qui faisaient encore partie de la véritable église par leur attachement secret au Pape invisible ?) ne savaient pas où il était. Je ne sais plus s’il priait ou s’il était mort » […] « J’arrivai chez saint Pierre et saint Paul (Rome) et je vis un monde ténébreux plein de détresse, de confusion et de corruption. »  
D’ailleurs les ténèbres continuent à se développer pour un temps avec ses faux papes, et les quelques fidèles secrètement unis au vrai pape ne savent plus ce qu’il est devenu, mais Marie ne tardera pas à étendre son manteau sur l’Eglise. Comme l’annonce le passage suivant.
=> ~ les 20 années qui suivent 2007.
Oui
Car la durée d’exil est très longue dans la thèse survivantiste.
Non
La retraite de Benoît XVI n’est pas du tout secrète. De plus on ne peut pas dire qu’il s’est mal entendu avec François. Et si l’Eglise était en péril, il avait le devoir très grave de rester.
  « Je vis une femme pleine de majesté s’avancer dans la grande place qui est devant l’Eglise. Elle avait son ample manteau relevé sur les deux bras et elle s’éleva doucement en l’air. Elle se posa sur le dôme et étendit sur toute l’étendue de l’Eglise son manteau qui semblait rayonner d’or. Les démolisseurs venaient de prendre un instant de repos, mais, quand ils voulurent se remettre à l’œuvre, il leur fut absolument impossible d’approcher de l’espace couvert par le manteau. » […] « C’était quelque chose comme une consécration future. Cela avait rapport au changement moral opéré dans un homme de condition, svelte et assez jeune, lequel doit un jour être Pape. » « Il savait s’attacher les bons prêtres et repousser loin de lui les mauvais. » […]  
Dans la thèse survivantiste, en comparaison avec le grand schisme d’Occident, à la fin, en plus du vrai pape, il y avait deux faux papes simultanés. Et selon la doctrine évangélique de l’indéfectibilité de Pierre, sa lignée légitime continuera. En fait dans les visions d’A-CE les deux prochains papes seront jeunes ce qui n’est d’ailleurs pas le cas de Léon XIV.
=> Temps prochain de l’Eglise Romaine
Oui.
Succession tjrs possible avec l’aide Divine. La vraie Eglise du Christ devra recommencer de presque rien mais finira par l’emporter.
Non
A admis les cardinaux de François jusqu’en août 2022 (soit peu avant son décès) et n’a pas de successeur autre que François, que Léon XIV n’a pas renié. Cette thèse semble donc tomber dans l’impasse.
TOTAL120

Conclusion :

Avec cet ensemble de citations suffisant, nous pouvons conclure que ce que révèle les visions d’Anne-Catherine Emmerich concorde bien avec la thèse survivantiste de Paul VI, et dément la thèse empêchéiste de Benoît XVI, sur le pasteur légitime de l’Eglise romaine. Elles démentent aussi la thèse Siriiste, du cardinal Siri (1989+), patriarche de Gène, secrètement pape, car il n’a jamais exercé officiellement le pontificat, et est mort depuis longtemps. De plus ces citations appellent à un examen supplémentaire, nourrissant pour sa foi, car elles semblent indiquer qu’un parallèle est faisable entre le pape du renversement de l’Eglise et le Christ dans sa passion.

Par M.M. le 11/11/2025

Publié par vz537qpf

Chercheur de vérité

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